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  22.02.2017 Wetter Ostsee

Histoire



Transmis par Michel Cafel

LA NOUAYE

 

L'EGLISE

     C'est probablement du 15ème au 16ème siècle qu'a été construite l'église et le calvaire.

     Le plan de l'église est classique: une croix orientée vers l'Est ou Jérusalem. L'entrée: un porche rappelant les plus beaux de Basse Bretagne.
Carré, il présente en façade deux arcades ogivales, deux autres arcades plus évasées sur les côtés reliées à la nef. Au-dessus de l'entrée, une belle
fenêtre de style flamboyant. Tout ce porche est en granit travaillé avec soin, contreforts ouvragés surmontés de jolis pinacles : le tout, une véritable
œuvre d'art dans le style ogival fleuri, servant aux Lépreux.

      La très belle chapelle dédiée à Saint Hubert et à la Vierge, de même style que le porche et communiquant avec la nef par deux élégantes arcades
séparées par une colonne monocylindrique, voûte en pierre d'une architecture très soignée, jolie fenêtre flamboyante, écussons et décors au dehors
comme au-dedans. Le très bel autel en bois sculpté de la Chapelle date du 17ème siècle, probablement de l'époque de Louis XIII.

     Le beau Maître-autel rappelle la Renaissance. Des statuettes et un bas-relief représentant la Cène l'enrichissent.Saint Etienne, patron de la
paroisse, est représenté en statue et en vitrail.

LE CALVAIRE

     On a affirmé sans hésitation que la plus belle Croix de cimetière du diocèse était le Calvaire de La Nouaye. Ce beau monument qui date du début
du 16ème siècle a malheureusement été mutilé à la Révolution. Rappelant les beaux Calvaires à personnages de Bretagne, c'était un monument
grandiose de huit mètres de hauteur, relié à l'église par une arcade.

     Les statues déposées dans l' église, dont certaines sont encore très expressives, nous permettent d'imaginer un peu la beauté de l'ensemble.

Essayons de nous représenter :

Tout en haut, un beau Christ en granit, les bras tendus sur la traverse supérieure ; sur la grande traverse centrale : à droite le bon larron avec un ange
emportant son âme au Paradis, à gauche le mauvais larron abandonné par son ange gardien. Un jeune homme qui semble être Saint Etienne ou
Saint Hubert arrêtant son cheval, saluant le calvaire, avec son cerf. Au bas de la Croix : une belle pietà: la Vierge portant son fils mort. Autour les
statues des quatre évangélistes.
La Croix est enfoncée dans un dé en granit portant sur ses côtés Véronique avec son voile, les évangélistes symbolisé par l'ange, le lion, le taureau
et l'aigle, une pietà.
Ce dé repose sur une table porté par un massif triangulaire encadré par un lion ou chimère, Saint Georges et son cheval.

     Quel beau et complet sanctuaire devait être au 16ème siècle cette église de campagne dans sa splendeur primitive, capable de rivaliser avec les
splendides ensembles paroissiaux de Bretagne.

LA NOUAYE

Canton de Montfort-sur-Meu

Arrondissement de Rennes

Superficie : 266 ha

Population 2013 : 341 habitants

Habitants : Les Lanoysiens

Cours d'eau : le Garun


Origine du
nom :

peuttre du latin nauda, « lieu marécageux ».


HISTORIQUE

Cette commune, la plus petite du canton de Montfort, est une enclave de l'évêché de Dol jusqu'au XIIème siècle, lorsque Jean de Vaunoise, archevêque
de Dol, la donne à l'abbaye Saint-Jacques de Montfort pour qu'elle fonde un prieuré. Les lieux-dits La- Ville-aux-Malades ou La Fontaine aux Chevaliers
semblent indiquer la présence d'un hôpital ou d'une léproserie, ce que confirme la présence du grand porche extérieur de l'église, vraisemblablement
destiné à accueillir les malades. La population de la Nouaye, de près de 200 habitants, est stable depuis la Révolution.